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Madagascar

Premier prêt du FMI depuis le coup d’État de 2009

19 juin 2014 | PAR AFP
Le Fonds assure qu'il continuera à jouer un « rôle-clé » pour faciliter la fourniture d'aide technique et financière à Madagascar. - stocklib
Le FMI a approuvé, le mercredi 18 juin, un prêt d'urgence de 47,1 millions de dollars à Madagascar, renouant avec un pays affaibli économiquement et mis au ban de la communauté internationale depuis un coup d’État en 2009.

L'aide du Fonds monétaire international, qui n'est pas conditionnée à un programme de réformes, permettra au pays d'engager des discussions avec d'autres partenaires afin d'obtenir « une assistance supplémentaire », assure l'institution.
« La reprise des relations avec le Fonds marque la fin d'une difficile période de troubles économiques pendant laquelle l'activité a ralenti, l'investissement a stagné et les indicateurs de gouvernance se sont dégradés », a commenté le directeur général adjoint du Fonds, Min Zhu. En janvier, Hery Rajaonarimampianina a été élu à la présidence de Madagascar à l'issue d'une période de cinq ans d'instabilité politique pendant laquelle l'île s'est considérablement appauvrie.
Depuis mars 2009 et le renversement du président Marc Ravalomanana, la plupart des grands pays donateurs et institutions multilatérales, dont le FMI, avaient coupé leurs liens avec le pays et suspendu leur aide.
Tentant de rompre l'isolement de son pays, le nouveau chef d'État malgache s'était rendu mi-mars à Washington pour reprendre langue avec le FMI et la Banque mondiale et convaincre les donateurs de revenir dans le pays.
La BM a promis mi-mai 400 millions de dollars sur trois ans pour aider au développement de l'île.
Le Fonds assure qu'il continuera à jouer un « rôle-clé » pour faciliter la fourniture d'aide technique et financière à Madagascar où plus de 90 % de la population vit avec moins de 2 dollars par jour.
 

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