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Maurice

Les 10 ans du label « Made in Moris »

L’Association of Mauritian Manufacturers (AMM), qui est pour Maurice ce qu’est l’Adir pour La Réunion, a célébré le 9 novembre, dans une ambiance conviviale et festive, les 10 ans du label « Made in Moris ». Quelque 300 personnes ont fait le déplacement aux « Kocottes », à Saint-Pierre (Moka), dont beaucoup d’acteurs économiques, et non des moindres. Avec en première ligne les administrateurs de l’AMM, dont son président Yannick Applasamy, et plusieurs anciens présidents de l’association. Du côté des autorités, le président de la République, Pradeep Roopun, et le ministre des Finances, Renganaden Padayachy, avaient répondu à l’invitation et n’ont pas manqué de dire tout le bien qu’ils pensaient de la production locale. À noter aussi, parmi les personnalités présentes, Shuichiro Kawaguchi, l’ambassadeur du Japon, Thierry Reydellet, secrétaire général de l’Adir, et le Français Thierry Hebraud, CEO Designate de la MCB, la banque étant un soutien financier du « Made in Moris ». Thierry Hebraud figurait d’ailleurs parmi les orateurs durant la partie protocolaire de la soirée. Au-delà de la satisfaction d’avoir créé ce label et de l’avoir fait vivre en le rendant notamment accessible à d’autres secteurs que l’industrie comme, par exemple, le tourisme ou même la culture, la question de son développement se pose pour l’industrie mauricienne. Sur un petit marché comme celui de Maurice, il n’est pas toujours facile de rivaliser avec les produits d’importation. D’autant qu’en période d’inflation, le « patriotisme économique » du consommateur a ses limites. Il est tenté de choisir ce qui est meilleur marché.

Il est question de relever le niveau de l’industrie dans le Produit intérieur brut (PIB) de Maurice et pour cela le « Made in Moris » est une carte maîtresse. Mais il ne faut pas la jouer seulement dans l’import-substitution. Pour être plus compétitive, l’industrie doit augmenter ses volumes de production grâce à l’exportation. Et Shirin Gunny, CEO à la fois de l’AMM et de « Made in Moris », qu’elle avait contribué à mettre en place sous l’impulsion de Catherine Gris et de Vincent d’Arifat, l’a parfaitement compris. Durant son discours, qui revenait sur la genèse du « Made in Moris » en 2009, elle a formulé le vœu d’un rapprochement plus étroit avec la MEXA qui rassemble les entreprises exportatrices. Certains de ses membres sont d’ailleurs membres de l’AMM. Et l’on peut se demander, aujourd’hui, s’il est bien utile d’avoir deux organisations distinctes. Pour autant, personne ne parle de fusion. Mais un rapprochement serait déjà une bonne chose.